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L’Ashtanga yoga, c’est quoi ? Mes racines, expliquées simplement

🧘 STYLES DE YOGA · 5 MIN DE LECTURE

L’Ashtanga yoga, c’est quoi ? Mes racines, expliquées simplement

Par Manon, professeure de yoga à Siem Reap · 24 octobre 2026

Une série de postures toujours dans le même ordre, un souffle qui guide chaque mouvement, une discipline qui structure : l’Ashtanga, ce sont mes racines. Ce qu’il est, ce qu’il apporte, et comment s’en inspirer sans se brûler.

Quand je te dévoile ma routine du matin, je te dis souvent que je navigue entre mes racines d’Ashtanga et tout ce que j’ai exploré depuis. Alors aujourd’hui, parlons de ces racines.

L’Ashtanga, c’est le style qui m’a construite. Celui qui m’a appris la discipline, la régularité, le lien entre le souffle et le mouvement. Et celui dont je me suis aussi un peu éloignée, pour apprendre à écouter mon corps autrement.

L’Ashtanga, en quelques mots

L’Ashtanga yoga est un style dynamique et structuré. On y pratique des séries de postures toujours dans le même ordre, enchaînées sans pause, et guidées par la respiration. La première série, qu’on appelle souvent la série primaire, est celle que la plupart des pratiquants travaillent pendant des années.

Le mot « Ashtanga » signifie « huit membres » en sanskrit. Il fait référence aux huit étapes du yoga décrites dans un texte ancien, les Yoga Sutras : des principes de vie, les postures, la respiration, la concentration, jusqu’à la méditation. Les postures n’en sont qu’une partie.

Ce qui rend l’Ashtanga unique

La même série, toujours

Contrairement à un cours où le professeur invente un enchaînement chaque fois, l’Ashtanga suit une série fixe. Au début, ça peut sembler répétitif. Mais c’est justement ce qui permet de progresser : tu reviens chaque jour aux mêmes postures, et tu sens ton corps évoluer, posture après posture.

Le souffle comme guide

Chaque mouvement est relié à une inspiration ou à une expiration. On utilise la respiration océane, avec un léger bruit au fond de la gorge, qui donne un rythme et ancre l’attention.

Le regard

Dans chaque posture, on fixe un point précis, le drishti. Il aide à se concentrer, à garder l’équilibre, et à rester présente.

Les verrous

On apprend à activer subtilement certaines zones, comme le plancher pelvien et le bas du ventre. Ce sont les bandhas, qui soutiennent la posture de l’intérieur.

La chaleur

L’enchaînement continu réchauffe le corps. On transpire, on se sent vivante, puissante. Et après, la relaxation finale est délicieuse.

Ce que l’Ashtanga m’a appris

  • La discipline : revenir sur le tapis, même quand je n’en avais pas envie.
  • La patience : certaines postures demandent des mois, voire des années.
  • Le lien entre le souffle et le corps : je n’ai jamais oublié ce rythme.
  • La force : physique, bien sûr, mais aussi intérieure.
  • L’humilité : chaque jour, la même série te montre où tu en es, sans tricher.

C’est en partie grâce à cette discipline que j’ai pu, après mon traumatisme crânien, débloquer des postures que je croyais impossibles. À force de patience et de régularité.

Pourquoi je m’en suis un peu éloignée

L’Ashtanga peut aussi devenir exigeant, voire rigide. On peut avoir envie de « réussir » la série, de forcer pour atteindre une posture, de se comparer. Moi aussi, pendant longtemps, j’ai poussé, forcé.

Aujourd’hui, je garde les racines, mais je laisse mon corps me guider. Il ne s’agit pas de correspondre à une méthode ou de reproduire parfaitement le mouvement de quelqu’un d’autre. Il s’agit d’apprendre à t’écouter, à comprendre ce qui te fait du bien et à créer ta propre façon de bouger.

L’Ashtanga est-il fait pour toi ?

Il peut te convenir si :

  • tu aimes les pratiques dynamiques et toniques ;
  • tu as besoin de structure et de repères ;
  • tu veux construire force et souplesse sur la durée ;
  • la répétition te rassure plutôt qu’elle ne t’ennuie.

Il te conviendra peut-être moins, ou seulement dans une version adaptée, si :

  • tu débutes complètement et manques de mobilité ;
  • tu traverses une période de grande fatigue ;
  • tu as des douleurs articulaires ou une blessure en cours ;
  • tu as tendance à forcer et à te comparer.

Comment s’en inspirer en douceur

Tu n’as pas besoin de pratiquer la série complète pour profiter de l’Ashtanga. Tu peux :

  1. Commencer par les salutations au soleil A et B, qui ouvrent chaque pratique d’Ashtanga.
  2. Apprendre la respiration océane, et l’utiliser dans tes autres pratiques.
  3. Fixer un point de regard dans tes postures debout.
  4. Garder une petite routine fixe, que tu répètes chaque jour, pour sentir tes progrès.
  5. Toujours adapter : genoux pliés, appuis, variantes douces.

Une mini-pratique inspirée de l’Ashtanga (15 minutes)

  1. Respiration océane, assise : 2 minutes.
  2. Trois salutations au soleil A : 4 minutes, lentement.
  3. Deux salutations au soleil B : 4 minutes, avec la posture de la chaise et le guerrier 1.
  4. Flexion avant debout, genoux pliés : 1 minute.
  5. Guerrier 2 : 5 respirations de chaque côté.
  6. Relaxation finale : 3 minutes.

Tes questions

L’Ashtanga est-il dangereux ?

Comme toute pratique dynamique, il demande de l’écoute. Le risque vient surtout de forcer les postures. Avec un bon accompagnement et des adaptations, il peut se pratiquer en sécurité.

Faut-il être souple pour faire de l’Ashtanga ?

Non. La souplesse vient avec la pratique. Mais la série demande de la patience : n’essaie pas de tout faire tout de suite.

Ashtanga ou Vinyasa, quelle différence ?

L’Ashtanga suit une série fixe. Le Vinyasa reprend le principe de l’enchaînement guidé par le souffle, mais avec des séquences libres, qui changent à chaque cours.

Combien de fois par semaine pratiquer ?

Traditionnellement, l’Ashtanga se pratique presque tous les jours. Pour toi, deux à trois séances dynamiques par semaine, complétées par des pratiques douces, c’est déjà très bien.

Peut-on pratiquer l’Ashtanga chez soi ?

Oui, une fois que tu connais les bases. Au début, être guidée aide beaucoup à apprendre l’ordre des postures et à éviter de forcer.

On ne touche pas à la racine. Mais on peut lui donner une saveur plus alignée avec qui nous sommes aujourd’hui.

Sur VIVANTE, retrouve des pratiques dynamiques inspirées de mes racines, et des pratiques douces pour équilibrer. Essaie gratuitement pendant 7 jours.

QUI EST MANON ?

Manon, fondatrice de Manon Yoga Union, est professeure de yoga à Siem Reap, au Cambodge. Avec VIVANTE, elle transmet un yoga simple, doux et sincère, à pratiquer chez toi, 15 minutes par jour.

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